Job description
Introduction
Créée en 1951, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est une organisation affiliée au système des Nations Unies et la principale agence onusienne spécialisée dans le domaine de la migration. En étroite collaboration avec les gouvernements ainsi qu’avec des partenaires intergouvernementaux et non gouvernementaux, l’OIM œuvre en faveur d’une migration humaine et ordonnée au bénéfice de tous. Elle sauve des vies et protège les personnes en déplacement, contribue à la recherche de solutions aux situations de déplacement forcé et facilite les voies de migration régulière, tout en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.
L’OIM s’engage à promouvoir un environnement de travail respectueux, inclusif et bienveillant, dans lequel tous les employés peuvent s’épanouir professionnellement et se sentir valorisés. En créant un tel cadre, l’Organisation vise à mieux mobiliser le plein potentiel de la migration et à renforcer son soutien aux personnes en déplacement.
Contexte et portée du projet
Contexte
Le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-2024), réalisé par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), offre une vision renouvelée des dynamiques démographiques et sociales du Maroc dans un contexte marqué par des transformations rapides des mobilités humaines. Si ce recensement souligne une croissance démographique modérée, une urbanisation accrue et un vieillissement progressif de la population, il met également en évidence des mutations profondes dans les comportements migratoires.
Parmi ces dynamiques, la migration de retour occupe une place centrale, non seulement comme indicateur de l'évolution des liens transnationaux avec la diaspora marocaine, mais aussi comme levier potentiel, encore insuffisamment mobilisé, pour le développement économique, l'innovation et l'emploi. La migration de retour au Maroc constitue un phénomène stratégique dans le contexte actuel de transition démographique et économique. Elle ne se limite pas à un simple mouvement de population, mais représente un levier potentiel pour le développement national, l'innovation et la création d'emplois. Les migrants de retour apportent des compétences diversifiées, acquises à l'étranger, qui peuvent répondre aux pénuries de main-d'œuvre dans des secteurs clés tels que la santé, le BTP, les technologies de l'information, l'agriculture modernisée et l'économie verte. Comprendre les dynamiques de retour est essentiel pour anticiper les impacts sur le marché du travail, l'entrepreneuriat et l'attractivité territoriale.
Effets potentiels sur l'emploi et le marché du travail
La migration de retour peut agir comme un facteur d'enrichissement du capital humain, à travers l'acquisition de compétences linguistiques, techniques, digitales et organisationnelles. Elle constitue également un mécanisme de réallocation sectorielle, les migrants de retour étant susceptibles d'intégrer ou d'investir dans des secteurs à fortes tensions de recrutement, notamment la santé, le BTP, les métiers qualifiés de l'industrie, l'économie verte, le tourisme et les technologies de l'information. Par ailleurs, la migration de retour agit comme un vecteur d'entrepreneuriat, favorisant la création d'emplois nouveaux et la diffusion de normes professionnelles internationales. Elle représente aussi un levier d'innovation, via l'introduction de nouvelles méthodes de travail, de réseaux transnationaux et de standards de qualité.
Pourtant, l'insertion des migrants de retour sur le marché du travail demeure contrainte par plusieurs obstacles. L'absence de dispositifs de reconnaissance des compétences et expériences acquises à l'étranger constitue un frein majeur, de même que la faiblesse des mécanismes d'accompagnement à l'entrepreneuriat. Les difficultés d'accès au financement et les écarts entre compétences acquises et besoins du marché local limitent également leur pleine intégration économique.
Lien avec les pénuries de compétences au Maroc
Les données nationales et sectorielles révèlent des déficits structurels de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs. Le secteur de la santé fait face à des pénuries de médecins, d'infirmiers et de techniciens de santé. Le BTP et le génie civil connaissent également des tensions de recrutement importantes. Les métiers techniques et industriels, notamment dans la maintenance, l'électromécanique et l'énergie, ainsi que le tourisme et l'hôtellerie, les technologies de l'information, l'agriculture modernisée et l'agro-industrie sont également confrontés à des déficits de main-d'œuvre qualifiée. Les migrants de retour représentent un réservoir stratégique de compétences susceptible de contribuer à résorber ces pénuries.
Justification
es données du RGPH-2024, combinées à celles du recensement de 2014 et de l'Enquête nationale sur la migration internationale (ENMI 2018-2019), offrent une opportunité unique pour analyser les profils des migrants de retour, leurs trajectoires professionnelles et leurs comportements d'investissement. Dans le prolongement de l’ENMI 2018-2019, le HCP approfondit aujourd'hui l'analyse des profils et des trajectoires des migrants de retour, qui constituent une composante stratégique du capital humain national.
Les premiers résultats montrent que 83 % des migrants de retour sont en âge d'activité et qu'ils disposent souvent d'un capital humain diversifié, acquis au cours de leurs expériences professionnelles à l'étranger. Cependant, seuls 14 % déclarent avoir investi à leur retour, principalement dans le commerce et l'agriculture. Ce constat révèle un potentiel économique largement sous-exploité.
Le RGPH-2024 constitue à cet égard un cadre de référence majeur pour croiser la géographie des retours, les besoins territoriaux en main-d'œuvre et les opportunités économiques locales. L'articulation des données du RGPH-2024, du recensement 2014 et de l’ENMI 2018-2019offre une opportunité unique pour mieux comprendre les déterminants des retours, analyser leurs impacts économiques, évaluer leur potentiel de contribution au développement, à l'emploi et à l'investissement, et proposer des orientations stratégiques fondées sur l'évidence statistique.
L'étude permettra de croiser la géographie des retours avec les besoins territoriaux en compétences et les opportunités économiques locales, afin de formuler des recommandations fondées sur l'évidence statistique pour renforcer l'intégration économique des migrants de retour et optimiser leur contribution au développement national. Cette étude vise ainsi à produire une lecture intégrée et prospective de la migration de retour dans un Maroc en pleine transition démographique, économique et territoriale.
Objectifs spécifiques :
De manière spécifique, l'étude cherchera à :
Analyser la répartition géographique et régionale des migrants de retour et caractériser leurs profils sociodémographiques (âge, sexe, niveau d'instruction, qualifications), en les comparant à la structure de la population totale et aux besoins territoriaux en compétences.
Identifier les déterminants des retours, en examinant les facteurs individuels, économiques, familiaux et institutionnels, ainsi que l'influence des politiques migratoires des pays d'accueil, des crises (sanitaires, économiques, géopolitiques) et des opportunités émergentes au Maroc.
Évaluer les trajectoires professionnelles avant et après le retour, mesurer l'adéquation des compétences des migrants aux besoins du marché du travail national et identifier les secteurs où ils contribuent à atténuer les tensions de recrutement (santé, BTP, TIC, agriculture moderniséen métiers techniques).
Analyser les comportements d'investissement des migrants de retour, en étudiant les secteurs privilégiés, les montants investis, les obstacles rencontrés et l'impact potentiel sur la création d'emplois, l'innovation et le développement local.
Mesurer les effets territoriaux des retours migratoires, notamment sur l'emploi, l'entrepreneuriat, l'attractivité économique et l'intégration sociale, et identifier les régions à fort potentiel de mobilisation des migrants de retour.
Question principale
Comment la migration de retour des Marocains, telle que révélée par les données du RGPH-2024 et de l'Enquête nationale sur la migration internationale (ENMI), contribue-t-elle à la transformation du marché du travail, à l'investissement et au développement territorial, et quelles stratégies peuvent optimiser son impact économique et social ?
Sous-questions
Quelle est la répartition géographique des migrants de retour et quels sont leurs profils sociodémographiques (âge, sexe, niveau d'instruction, qualifications) ?
Quels facteurs individuels, économiques, familiaux et institutionnels déterminent le choix du retour, et quel rôle jouent les crises et les politiques migratoires des pays d'accueil ?
Comment évoluent les trajectoires professionnelles avant et après le retour, et dans quelle mesure les compétences des migrants répondent-elles aux besoins du marché du travail national ?
Quels sont les secteurs où les migrants de retour contribuent à réduire les tensions de recrutement, et quelles barrières limitent leur insertion professionnelle ?
Quels comportements d'investissement adoptent les migrants de retour, quels obstacles rencontrent-ils, et quel est l'impact potentiel sur la création d'emplois et l'innovation ?
Quels effets territoriaux les retours migratoires produisent-ils sur l'emploi, l'entrepreneuriat et l'attractivité économique des zones d'installation ?
Quelles recommandations stratégiques peuvent être formulées pour renforcer l'intégration économique des migrants de retour et mobiliser leur potentiel dans les priorités nationales ?
Méthodologie
Approche
L'étude adoptera une approche analytique et prospective, combinant des méthodes quantitatives et qualitatives pour fournir une compréhension approfondie des dynamiques de migration de retour au Maroc. Elle s'appuiera principalement sur les données du RGPH-2024, du recensement 2014 et de l’ENMI 2018-2019, afin de croiser les informations sociodémographiques, économiques et territoriales.
L'analyse sera conduite à plusieurs niveaux : national, régional et local, afin de saisir les disparités territoriales et les opportunités économiques liées aux retours migratoires. L'approche intégrera une dimension comparative (2014 vs 2024) et prospective pour anticiper les tendances futures. Elle combinera une analyse statistique des données existantes avec une évaluation critique des dispositifs institutionnels et des politiques publiques.
Domaines d'intervention
L'étude se concentrera sur cinq axes prioritaires :
La répartition géographique et les profils sociodémographiques des migrants de retour.
Les déterminants des retours, incluant les facteurs individuels, économiques et institutionnels.
Les trajectoires professionnelles avant et après le retour, et leur impact sur le marché du travail.
Les comportements d'investissement et leur contribution à la création d'emplois et à l'innovation.
Les effets territoriaux des retours migratoires sur l'emploi, l'entrepreneuriat et l'attractivité économique.
Méthodes et actions
La méthodologie reposera sur :
Une analyse statistique des données du RGPH et de l'ENMI pour mesurer les volumes, les profils et les tendances des retours migratoires.
Une cartographie des flux et des zones d'installation pour visualiser les dynamiques territoriales et identifier les régions à fort potentiel.
Une analy
وصف الوظيفة
مقدمة
تُنشئ المنظمة الدولية للهجرة (IOM) في عام 1951، وهي جهة تابعة لنظام الأمم المتحدة وأبرز وكالة أممية متخصصة في مجال الهجرة. وبالتعاون الوثيق مع الحكومات وكذلك مع الشركاء بين الحكوميين وغير الحكوميين، تعمل المنظمة من أجل هجرة بشرية ومنظمة يعود نفعها على الجميع. هي تنقذ الأرواح وتحمي الأشخاص المهاجرين، وتساهم في البحث عن حلول لظروف النزوح القسري وتسهّل طرق الهجرة النظامية، مع تقديم الخدمات والمشورة للحكومات والمهاجرين.
تلتزم IOM بتعزيز بيئة عمل تحترم الجميع وتحتضنهم وتكفل لهم التطور المهني والشعور بالتقدير. من خلال خلق إطار كهذا، تهدف المنظمة إلى تعزيز الاستفادة الكاملة من إمكانات الهجرة ودعم الأشخاص المتنقلين بشكل أقوى.
السياق ونطاق المشروع
السياق
يقدم التعداد العام للسكان والسكن (RGPH-2024)، الذي أجراهالمندوبية السامية للتخطيط (HCP)، رؤية جديدة لديناميات السكان والمجتمع في المغرب في سياق تحولات سريعة في حركيات البشر. وعلى الرغم من أن هذا التعداد يشير إلى نمو سكاني متوسط، وتزايد التحضر وشيخوخة السكان، فإنه يبرز أيضاً تحولات عميقة في سلوكيات الهجرة.
من بين هذه الديناميات، تشغل الهجرة العائدة مكانة محورية، ليس فقط كمؤشر على تطور الروابط العابرة للحدود مع الجالية المغربية، بل أيضا كرافعة محتملة، لا تزال غير مستغلة بما يكفي، للتنمية الاقتصادية والابتكار وفرص العمل. تشكل الهجرة العائدة إلى المغرب ظاهرة استراتيجية في سياق التحول الديموغرافي والاقتصادي الحالي. فهي لا تقتصر على حركة سكانية بسيطة، بل تمثل رافعة محتملة للتنمية الوطنية والابتكار وخلق فرص العمل. يجلب المهاجرون العائدون مهارات متنوعة مكتسبة في الخارج قد تلبي نقصاً في العمالة في قطاعات حيوية مثل الصحة، البناء، تقنيات المعلومات، الزراعة المتقدمة والاقتصاد الأخضر. فهم ديناميات العودة أمر ضروري لاستشراف الآثار على سوق العمل، وريادة الأعمال وجاذبية المناطق.
الآثار المحتملة على التوظيف وسوق العمل
قد تعمل الهجرة العائدة كعامل يغني رأس المال البشري من خلال اكتساب مهارات لغوية وتقنية ورقمية وتنظيمية. كما تشكل آلية لإعادة توزيع القطاعات، حيث من المحتمل أن يندمج المهاجرون العائدون في قطاعات تشهد توتراً عالياً في التوظيف، خاصة الصحة، البناء، المهن الصناعية الماهرة، الاقتصاد الأخضر، السياحة والاتصالات. علاوة على ذلك، تعمل الهجرة العائدة كوسيلة ريادة أعمال، مما يعزز خلق فرص عمل ونشر معايير مهنية دولية. كما تمثل رافعة للابتكار، عبر إدخال أساليب عمل جديدة وشبكات عابرة للحدود ومعايير جودة.
ومع ذلك، يظل إدماج المهاجرين العائدين في سوق العمل مقيداً بعدة عقبات. فغياب آليات الاعتراف بالمهارات والخبرات المكتسبة في الخارج يشكل عائقاً رئيسياً، وكذلك ضعف آليات دعم ريادة الأعمال. كما أن صعوبات الوصول إلى التمويل والفجوات بين المهارات المكتسبة واحتياجات السوق المحلية تقيد اندماهم الاقتصادي الكامل.
الصلة بنقص المهارات في المغرب
تظهر البيانات الوطنية والقطاعية عجزاً هيكلياً في العمالة في عدة قطاعات. يواجه قطاع الصحة نقصاً في الأطباء والممرضين والفنيين الصحيين. كما تشهد قطاعات البناء والهندسة المدنية ضغوط توظيف كبيرة. المهن التقنية والصناعية، لا سيما في الصيانة والمكهرباء والطاقات، إضافة إلى السياحة والفندقة وتقنيات المعلومات والزراعة المتقدمة والصناعة الزراعية يواجهون نقصاً في العمالة الماهرة. يمثل المهاجرون العائدون مورداً استراتيجياً من المهارات يمكن أن يساهم في تقليص هذه النواقص.
التبرير
توفر بيانات RGPH-2024، إلى جانب نتائج التعداد في 2014 ومسح الهجرة الدولية الوطنية (ENMI 2018-2019)، فرصة فريدة لتحليل ملفات المهاجرين العائدين ومساراتهم المهنية وسلوكياتهم الاستثمارية. وفي امتداد ENMI 2018-2019، يعمق المندوبية السامية للتخطيط اليوم تحليل ملفات ومسارات المهاجرين العائدين، الذين يشكلون مكوناً استراتيجياً من رأس المال البشري الوطني.
أظهرت النتائج الأولية أن 83% من المهاجرين العائدين في سن النشاط، وغالباً ما يمتلكون رأس مال بشري متنوع، اكتسبوه خلال خبراتهم المهنية في الخارج. ومع ذلك، يعلن فقط 14% أنهم استثمروا عند عودتهم، أساساً في التجارة والزراعة. هذا يستشف وجود إمكانات اقتصادية غير مستغلة على نحو واسع.
يشكل RGPH-2024 إطاراً مرجعياً رئيسياً لربط جغرافية العودة باحتياجات المنطقة من العمالة وفرصها الاقتصادية المحلية. إن ربط بيانات RGPH-2024 مع نتائج التعداد 2014 وENMI 2018-2019 يوفر فرصة فريدة لفهم محددات العودة بشكل أفضل، وتحليل آثارها الاقتصادية، وتقييم إمكان مساهمتها في التنمية وفرص العمل والاستثمار، واقتراح توجيهات استراتيجية مبنية على الأدلة الإحصائية.
ستتيح الدراسة ربط جغرافيا العودة مع احتياجات المهارات الإقليمية وفرص التنمية الاقتصادية المحلية لصوغ توصيات قائمة على الأدلة الإحصائية لتعزيز الإدماج الاقتصادي للمهاجرين العائدين وتحسين مساهمتهم في التنمية الوطنية. وتهدف الدراسة بذلك إلى إنتاج قراءة شاملة واستشرافية للهجرة العائدة في المغرب الذي يشهد تحولا ديموغرافياً واقتصادياً وإقليمياً.
الأهداف المحددة:
على وجه التحديد، ستركز الدراسة على ما يلي:
تحليل التوزيع الجغرافي والإقليمي للمهاجرين العائدين ووصف ملفاتهم الاجتماعية‑الاقتصادية (العمر، الجنس، المستوى التعليمي، المؤهلات)، مع مقارنتها بهيكل السكان الإجمالي واحتياجات المناطق من المهارات.
تحديد محددات العودة، من خلال فحص العوامل الفردية والاقتصادية والعائلية والمؤسسية، إضافة إلى تأثير سياسات الهجرة في دول الاستقبال والأزمات (الصحية، الاقتصادية، الجيوسياسية) والفرص الناشئة في المغرب.
تقييم المسارات المهنية قبل وبعد العودة، وقياس مدى توافق مهارات المهاجرين مع احتياجات سوق العمل الوطني، وتحديد القطاعات التي يساهمون فيها في الحد من ضغوط التوظيف (الصحة، البناء، تكنولوجيا المعلومات، الزراعة الحديثة والمهن التقنية).
تحليل سلوكيات الاستثمار لدى المهاجرين العائدين، من خلال دراسة القطاعات المفضلة، والمبالغ المستثمرة، والعقبات التي يواجهونها، والتأثير المحتمل على خلق فرص العمل والابتكار والتنمية المحلية.
قياس الآثار الإقليمية للعودة على التشغيل وريادة الأعمال وجاذبية المناطق الاقتصادية، وتحديد المناطق ذات الإمكانات العالية لاستقطاب المهاجرين العائدين.
ما التوصيات الاستراتيجية التي يمكن صياغتها لتعزيز الإدماج الاقتصادي للمهاجرين العائدين وتحريك قدراتهم ضمن أولويات الوطن؟
المنهجية
النهج
ستتبنى الدراسة نهجاً تحليلياً واستشرافياً، يجمع بين الأساليب الكمية والكيفية لتوفير فهم عميق لديناميات الهجرة العائدة إلى المغرب. ستعتمد بشكل رئيسي على بيانات RGPH-2024، والتعداد 2014 وENMI 2018-2019، لربط البيانات الاجتماعية‑الاقتصادية‑الإقليمية.
سيُجرى التحليل على مستويات متعددة: وطنية، إقليمية ومحلية، لالتقاط الفوارق الإقليمية وفرص التنمية الاقتصادية المرتبطة بالعودة. ستدمج النهج بعداً مقارنًا (2014 مقابل 2024) واستشرافياً لتوقع الاتجاهات المستقبلية. وسيرتكز على تحليل إحصائي للبيانات المتوفرة وتقييم نقدي للأطر المؤسسية والسياسات العامة.
مجالات التدخل
تركّز الدراسة على خمسة محاور ذات أولوية:
التوزيع الجغرافي وملامح السكان الاجتماعي‑الاقتصادية للمهاجرين العائدين.
محددات العودة، بما في ذلك العوامل الفردية والاقتصادية والمؤسسية.
المسارات المهنية قبل وبعد العودة، وتأثيرها على سوق العمل.
سلوكيات الاستثمار ومساهماتها في خلق فرص العمل والابتكار.
الآثار الإقليمية للعودة على التوظيف وريادة الأعمال وجاذبية المناطق الاقتصادية.
الطرق والإجراءات
ستعتمد المنهجية على: